Une grand-mère, un arbre, une petite fille.
Une enfant, un cagibi sous l’escalier, un orphelinat. Une jeune fille, une révolte. Une amoureuse. Une femme, une mère.
L’histoire se raconte depuis le retour du père à la fin de la grande guerre où tout bascule.
La vieille femme s’adresse à l’arbre, le questionne. Pourquoi ? Pourquoi ?
Le personnage de Suzanne, la grand-mère, transmet à sa petite fille Léa, le roman d’un siècle. Le récit de Frédéric Goasguen nous fera successivement traverser avec Suzanne, un village picard des années 20, la vie d’une femme de ménage à Paris, la crise de 29, le formidable élan du Front Populaire et la magie des congés payés, enfin la dernière guerre mondiale et l’épisode douloureux où Suzanne va aider Samuel, un juif “terroriste” à échapper à ses poursuivants allemands
Le narrateur reconstruit, imagine. Il entraîne le lecteur dans des vagues de mots qui s’enroulent et se déroulent, brisant le silence.
Suzanne préservera malgré tout Léa de sa plus grand esouffrance, l’abandon d’une mère et le combat de toute sa vie : préserver ses enfants de la misère malgré la ténacité d’un destin contraire. Elle réservera cette douleur à ses dialogues avec l’arbre.

Le silence des maux